Harcèlement mental et verbal en milieu de travail

Le harcèlement verbal au travail va des blagues racistes aux menaces de "coucher avec moi ou tu es viré". Le harcèlement mental n'est pas un terme juridique, mais le harcèlement verbal ou physique peut avoir un lourd impact mental, laissant la cible intimidée ou incapable de travailler.

Termes légaux

Un comportement que vous pourriez penser être du harcèlement évident. Un patron qui critique tout le monde injustement n'est pas, légalement parlant, un harceleur. Si un supérieur ou un collègue de travail choisit des employés qui sont, disons, des Noirs, des femmes ou des immigrants, il s'agit alors d'une question juridique.

Le harcèlement doit également être offensant et malvenu, par exemple des remarques racistes ou des blagues homophobes. Sauf dans les cas extrêmes, un seul incident ne suffit pas. Le harcèlement doit être continu, grave et assez courant pour qu'une personne puisse trouver son milieu de travail hostile. Il peut s'agir non seulement d'insultes et de critiques, mais aussi de blagues, de montrer des photos de femmes dénudées ou de forcer un employé à accomplir des tâches particulièrement grossières ou humiliantes.

Le harcèlement qui offense ou cause de l'angoisse mentale à un collègue de travail est également illégal.

Le rôle de l'employeur

Si une travailleuse ou un travailleur signale un cas de harcèlement à son patron, au patron de son patron ou au service des ressources humaines, l'entreprise est censée le prendre au sérieux. Un employeur qui est au courant du harcèlement et qui ne fait rien se rend responsable d'un procès. Prendre des mesures pour prévenir d'autres actes de harcèlement protège l'entreprise.

Même au 21ème siècle, beaucoup d'entreprises ne semblent pas le comprendre. Les employés de nombreuses entreprises ont dénoncé le harcèlement et l'entreprise n'a rien fait ou a menacé de congédier l'accusateur. Le mouvement #metoo a mis en lumière une vague de rapports sur le harcèlement sexuel, y compris des détails sur la façon dont l'entreprise a protégé le harceleur. Même lorsque les gens au sein d'une entreprise savent que les accusations sont vraies, ils peuvent préférer fermer les yeux.

Le signalement du harcèlement à un employeur n'est que la première étape, et il se peut qu'il n'obtienne pas de résultats. C'est toujours une étape nécessaire. La victime doit se présenter et l'employeur doit s'abstenir d'agir avant que la victime puisse intenter une action en justice.

Changer les attitudes

Les sondages d'opinion réalisés à la suite de la révélation du magnat du cinéma Harvey Weinstein et d'autres personnalités de premier plan indiquent que la perception des gens à l'égard du harcèlement sexuel a changé. Un sondage Gallup réalisé à la fin des années 1990 a révélé qu'une majorité d'Américains estimaient que les employés étaient trop sensibles au harcèlement sexuel.

Fin 2017, une majorité d'entre eux estimaient que les lieux de travail n'étaient pas assez sensibles. Un plus grand nombre de femmes ont dit qu'elles seraient prêtes à poursuivre en justice si elles étaient harcelées. Le temps nous dira quel effet le changement d'attitude aura sur l'environnement de travail et sur la volonté des entreprises de faire face au harcèlement verbal.